À travers toutes les époques, les pratiques sexuelles et la vision du sexe ont évolué. Signe que ce sujet est important et suscite de nombreux débats depuis toujours. Découvrez avec nous cette évolution et testez vos connaissances avec le quizz à la fin de l’article.

Tout commence à la Préhistoire. Et selon les recherches faites, c’est L’Homme de Néandertal qui a provoqué le terme “polygamie”. C’est le fait pour un homme d’avoir plusieurs épouses, d’être marié plusieurs fois au même moment. Il suivait ses pulsions. Une sexualité primitive et agressive. Le nombre de rapports sexuels par jour est estimé à quatre. La femme, elle, est généralement soumise sans donner son accord. 

Mais très rapidement, la monogamie, l’état de se marier avec une seule personne, est apparue. A l’époque, les hommes partaient à la chasse et devaient ramener suffisamment de viande afin de nourrir leurs familles. Très rapidement, l’homme a vu qu’il ne pouvait pas ramener de la nourriture pour plusieurs femmes et plusieurs enfants. C’est ainsi que la monogamie est née. 

Plus tard, avec l’apparition de l’agriculture et de l’élevage, la monogamie aurait pu de nouveau laisser place à la polygamie. C’est à ce moment que le caractère possessif de l’homme et la notion de propriété sont apparus. 

Une période obscène

Cette même période est vue comme obscène en matière de sexe. C’est en tout cas ce que nous laissent penser de nombreux objets d’art de l’époque. Certaines œuvres ont même été cachées du regard des femmes et des enfants dans un cabinet particulier du Musée de Naples. Pour le docteur en histoire, Virginie Giroud, cette pornographie n’était pas ressentie comme telle. “L’obscénité, sous la forme d’images ou de mots, pouvait revêtir des sens bien différents dans l’Antiquité. Ce qui est perçu comme obscène aujourd’hui pouvait alors avoir une valeur prophylactique (processus qui prévient la maladie) ou cathartique” (libère des éléments considérés comme impurs).

Dès l’Antiquité, les femmes étaient divisées en deux catégories. Il y avait les Matrones : celles qui étaient mariées. La société exigeait d’elles à la fois chasteté, fidélité et fécondité. La femme devait être entièrement dévouée à son mari. Lorsqu’elle sortait de chez elle, elle portait des vêtements amples afin de montrer son indisponibilité. La deuxième catégorie de femme étaient les prostituées. Elles devaient prendre en charge la sexualité “récréative” et non productive des hommes. 

Le corps de la femme est le reflet de son âme

476 – 1453, le Moyen Âge. Le corps de la femme est le reflet de son âme. Et oui, dès le Moyen Âge, les standards de beauté de la femme existaient déjà. Pour être une belle femme à l’époque, il fallait avoir une peau très claire, des lèvres rouges, de longs cheveux blonds, des seins ronds et un fessier imposant. Autrement dit, “un postérieur de jument”. En plus de ce standard de beauté, l’âge parfait pour une femme était de quinze ans. La beauté intérieure de la femme se mesure par le reflet de sa beauté. Si une femme est belle, elle sera forcément une belle personne de l’intérieur. À l’inverse, si une femme ne répond pas aux standards de beauté et donc par conséquent désignée comme “moche”, elle sera forcément une mauvaise personne. 

Les actes sexuels soumis

En plus d’une règlementation sur le physique, les actes sexuels le sont aussi. Le calendrier chrétien interdit ou autorise les rapports. Par exemple,  les rapports sexuels sont interdits les jours et veilles de fêtes, les fins de semaines,  la Semaine sainte, etc. Les positions sexuelles sont également réglementées. Seule la position du missionnaire (l’homme allongé au-dessus de la femme) est acceptée. La position de la levrette (la femme est à quatre pattes et l’homme la pénètre par derrière), la sodomie, les positions sur le côté ainsi que celles debout sont strictement interdites car jugées trop dangereuses pour la santé de l’homme. Si ces règles n’étaient pas respectées, elles laissaient place à de nombreux châtiments comme la décapitation, le bûcher, l’enterrement vivant, etc. 

Mais le plus triste certainement, est que l’amour, le vrai, n’existe pas. Au Moyen Âge, les couples étaient formés selon l’argent ou la gloire. Les histoires de romance que nous racontent les troubadours sont donc loin de la vérité. Aimer quelqu’un était, selon les médecins, considéré comme une maladie mentale. Toutes les techniques étaient bonnes pour se débarrasser de cette “maladie”. Forcer l’être aimant à regarder des femmes laides, coucher avec d’autres femmes, prendre des bains froids ou encore lui imposer un régime alimentaire (un régime sans féculents), étaient les pratiques courantes utilisées pour “guérir le malade”

Le siècle du sexe et du corps

Le XVIIIe siècle est défini selon les historiens comme le siècle du sexe et du corps. Longtemps après avoir été bridées, c’est à cette période que la sexualité et la libido se libèrent, notamment chez la population aisée. Selon l’historien britannique Lawrence Stone, “la liberté d’expression sexuelle a été l’un des nombreux effets induits de la quête du bonheur au XVIIIe siècle”

C’est à cette période que l’anatomie fût explorée, et que le modèle de deux sexes s’impose. Les savants ont donc permis la différenciation des corps de l’homme et de la femme. C’est à la fin du XIXe siècle que la différence des sexes est enfin perçue comme le produit des nerfs de la chair et d’os. 

La “révolution sexuelle” 

C’est l’époque contemporaine qui sera la plus libératrice, avec la “révolution sexuelle” , en 1960. À cette période, la génération du baby-boom va avoir 20 ans. La liberté sexuelle émerge. La mini jupe, la pilule contraceptive, les seins nus au cinéma, ou encore les slogans comme “Faites l’amour pas la guerre”  font leur apparition. Mais il faut attendre la fin des années 70 pour voir la banalisation du sexe. Les pratiques sexuelles s’élargissent, la femme assume son corps et son plaisir. Les homosexuels s’affirment également. En 1971, le FHAR (Front homosexuel d’action révolutionnaire) est créé en Europe. 

Les réseaux sociaux ont pris une place de plus en plus importante dans la société. C’est aussi ici que les adolescents y montrent leur vie personnelle, leur jardin secret. Ils permettent d’échanger plus facilement. Le risque : l’adolescent peut se perdre entre la réalité et le fictif des réseaux sociaux. Le fait de voir son ou sa partenaire développer des relations avec autrui peut également mener à l’envie de le contrôler.

C’est aussi le début des sites de rencontre. Une révolution non sans conséquences. Selon un sondage mené par Zava, au Royaume-Uni, 18% des personnes ayant eu un rapport sexuel avec une personne rencontrée sur un site de rencontre ont déjà contracté une infection sexuellement transmissible (IST). 

Évolution des pratiques sexuelles

Venez vérifier vos connaissances sur l’évolution des pratiques sexuelles ! 

Elisa BRUNEAU