HIV MST IST tests

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime que, chaque jour dans le monde, plus d’un million de personnes contractent une infection sexuellement transmissible (IST). La transmission se fait lors des rapports sexuels, vaginaux, anaux ou oraux, et pourrait bien souvent être évitée. Voici la liste des principales IST, les moyens de les déceler et d’y faire face.

Le Sida 

Le Sida est provoqué par le virus du VIH. Ce virus se transmet de différentes manières : lors de rapports vaginaux, buccaux ou anaux non protégés, par le sang ou par voie materno-fœtale (transmission du virus pendant la grossesse de la mère à l’enfant). Les signes de contamination apparaissent quinze jours après le rapport à risque. Les symptômes sont la fièvre, une éruption cutanée, de la fatigue, ou encore la diarrhée. Ils peuvent apparaître plusieurs mois voire plusieurs années après la contamination. 

Pour se faire dépister, il suffit de faire un prélèvement sanguin. Vous pouvez utiliser les auto-test vendus en pharmacie, un test rapide de dépistage et d’orientation, ou bien réaliser une prise de sang en laboratoire. Aujourd’hui, on ne guérit toujours pas de cette IST. Cependant, un traitement à vie permet de bloquer l’évolution de l’infection, et permet donc aux personnes atteintes de vivre une vie presque « normale ». Seul le préservatif permet de se protéger contre cette IST. 

À savoir : Il existe un traitement d’urgence appelé traitement post-exposition. Il suffit de se rendre dans les quatre heures, maximum 48 heures, au service d’urgence le plus proche de chez vous. Le traitement permet de réduire le risque de contamination, mais en aucun cas il ne l’éliminera à 100%.

La syphilis 

La syphilis touche en général les hommes homosexuels et les hommes bisexuels. Néanmoins, le nombre d’infections chez les hétérosexuels augmente. Elle est causée par une bactérie appelée Treponema pallidum. Les premiers signes apparaissent deux à quatre semaines après la contamination. Ils se traduisent par des plaies indolores, des boutons ou encore des plaques rouges sans démangeaisons sur la peau et les muqueuses. Vous pouvez être contaminé lors de relations sexuelles orales, génitales ou anales, avec un partenaire infecté. 

Le dépistage se fait par une prise de sang. Cette infection peut être traitée par des antibiotiques. Attention, si cette infection n’est pas dépistée, et donc n’est pas traitée, des complications graves existent comme une atteinte du cerveau, des nerfs, du cœur, des artères et des yeux, et une atteinte du nouveau-né (si la mère est infectée) pouvant mener au décès. 

L’hépatite B

En France, on estime que 2 500 personnes sont infectées chaque année par le virus. Les premiers symptômes apparaissent deux à huit semaines après la contamination sous la forme de fatigue, de douleurs musculaires et articulaires, de fièvre, de maux de tête, de nausées, de diarrhées, d’urines plus foncées ou encore d’un teint jaune. Le diagnostic s’effectue par prise de sang. Cette infection peut se guérir sans traitement. Cependant, la personne infectée peut aussi devenir porteuse du virus à vie. 

À savoir : On estime que sur les 2 500 personnes infectées chaque année, 200 évolueront vers une hépatite B chronique. Aujourd’hui, un vaccin protégeant du virus à vie existe.

Venez découvrir les explications du Pr Patrick Marcellin concernant les traitements existants pour soigner l’hépatite B :


L’herpès génital

L’herpès génital touche en moyenne 20% de la population sexuellement active, notamment les personnes âgées de 25 à 35 ans. Les premiers symptômes apparaissent une semaine après la contamination sous forme de petits boutons (cloques) douloureux sur les parties génitales, l’anus ou la bouche. De la fièvre, des maux de tête, de ventre, peuvent accompagner ces premiers symptômes. Un prélèvement local sur les boutons permet de diagnostiquer l’infection. 

Le virus ne s’élimine pas. Ainsi, des crises peuvent donc réapparaître au cours de votre vie. Néanmoins, des médicaments permettent de diminuer la douleur et la durée de la crise.

Le papillomavirus humain (VPH)

Le papillomavirus humain est une IST qui se transmet lors d’un rapport sexuel. Certains papillomavirus ont un haut risque cancérigène. Les premiers symptômes apparaissent une à huit semaines après la contamination sous forme de verrues sur les organes génitaux ou l’anus. Selon le sexe, le diagnostic est différent. Pour les femmes, on le décèle par un examen médical ou par un frottis du col de l’utérus. Pour les hommes, par examen médical si les verrues sont visibles. Une crème permet de traiter localement les verrues.

À savoir : un vaccin existe.

Le meilleur moyen de lutter c’est encore de se protéger ! 

Elisa BRUNEAU