Deux personnes nues vont tester la sodomie

La sodomie est devenue une pratique sexuelle de plus en plus banalisée. Mais beaucoup de clichés et de questions planent encore. Entre douleur, plaisir, hygiène et risques, Décomplexe by Iscpa vous explique comment se préparer à la sodomie.

La sodomie, c’est la pénétration de l’anus, le coït anal. Cette pratique sexuelle existe depuis la nuit des temps et était déjà extrêmement pratiquée durant l’Antiquité.

La question la plus fréquemment posée concernant la sodomie est celle de la douleur. Ce qu’il faut savoir, c’est que l’orifice anal n’est pas prévu pour la pénétration. Il faut donc la préparer en douceur. L’excitation doit également être présente pour que la douleur se transforme rapidement en plaisir. Elisa, 20 ans, explique : « Pour moi, sodomie égal douleur. C’est également une pratique qui me dégoûte. C’est bête mais je crois en tous ces clichés sur la saleté. C’est pour cela que j’ai énormément d’appréhension et d’a priori par rapport à cette pratique. » Rappelons avant tout qu’une sodomie ne se pratique qu’avec le consentement des deux partenaires !

Le plaisir prostatique

Chez les hommes, les rapports anaux peuvent apporter énormément de plaisir. Et ce n’est pas une pratique qui ne concerne que les homosexuels ! Les hétéros peuvent également y trouver leur compte. Le plaisir est dû à la stimulation de la prostate dans la partie postérieure, par voie intra-rectale. La prostate est une glande sexuelle. Située à quelques centimètres de l’entrée de l’anus, elle permet la sécrétion du sperme mais peut également provoquer de puissants orgasmes. À 19 ans, Clément a testé un rapport anal avec sa petite amie. « Lorsqu’elle m’a mis un doigt, ça a provoqué un total lâcher-prise chez moi, raconte-t-il. J’ai éjaculé quelques secondes après. » Pour lui, il y a un énorme tabou autour du plaisir prostatique : « Les hommes ne savent pas ce que c’est. Et même s’ils le comprennent, ils pensent que c’est une pratique homosexuelle et ne voudront jamais l’essayer », pense-t-il.

Et chez les femmes ?

Les femmes, elles, n’ont ni prostate, ni récepteurs particuliers reliés au clitoris au niveau rectal. Le plaisir anal féminin est donc dû, en grande partie, au fait que l’anus est une zone extrêmement nerveuse, et donc source de sensations. « Ce n’est jamais agréable au début », explique Marion. « Je pense qu’il y a également une grande part de psychologique pour ressentir du plaisir. On appréhende tellement la douleur que lorsqu’on ressent quelques sensations agréables, c’est démultiplié. » Elle confie également : « Il m’est arrivé de prendre plus de plaisir lors d’une sodomie que lors d’un rapport vaginal. »

Comment s’y préparer ?

La pratique de la sodomie ne reste tout de même pas sans risques. Chez certaines personnes, la sodomie peut créer des fissures anales ou des déchirures, qui peuvent être douloureuses le temps de la cicatrisation. Ces plaies simulent des douleurs semblables à celles des hémorroïdes. On peut traiter tout cela avec une crème cicatrisante à base de Titanoréine.

À l’âge de 20 ans, Laura a vécu une mauvaise expérience lors d’un rapport anal : « Mon partenaire m’a pénétré à sec et de manière très brutale. J’ai hurlé de douleur et je me suis mise à pleurer. Je n’ai jamais consulté, mais je pense que je devais avoir des fissures parce que, pendant plusieurs jours, lorsque j’allais aux toilettes, mon anus saignait. » 

Tout réside donc dans la préparation. Le rectum n’est pas, naturellement, une zone lubrifiée. Il ne faut donc pas avoir peur du lubrifiant parce qu’il n’y en a jamais trop. Il est également possible d’utiliser des jouets comme un plug anal pour faciliter la pénétration. Les deux partenaires doivent également se sentir détendus et rassurés pour que tout se passe dans les meilleures conditions.

La question de l’hygiène

Lors d’une sodomie, les partenaires ont souvent peur de laisser « des traces ». Mais il faut savoir que les matières fécales ne sont pas stockées dans le rectum mais dans le gros intestin. Ce n’est que lors de la défécation que toute la matière passera à travers le rectum. Une douche ou un bain sont tout de même conseillés avant un rapport anal.

Mais il ne faut surtout pas paniquer à l’idée de salir quelque peu ses draps, son lit ou son pénis. Cela peut arriver. L’anus est, encore une fois, un conduit permettant la défécation. Donc les deux partenaires savent dans quoi ils s’embarquent lorsqu’ils décident de pratiquer une sodomie.

Si cela peut en rassurer certains, des poires à lavement peuvent être utilisées pour éliminer les dernières traces de selles. Attention à ne pas en abuser car leur utilisation peut perturber la flore rectale et intestinale. Il faut utiliser des modèles spéciaux pour l’anus.

Il faut se protéger

Le risque de tomber enceinte avec un rapport anal est presque nul. Mais pas inexistant. S’il y a éjaculation, le sperme peut couler et atteindre la vagin. Une contraception est donc nécessaire afin d’éviter ce cas extrêmement rare.

Il est également possible de contracter des IST. Donc, lorsqu’on ne connaît pas suffisamment son partenaire ou qu’on ne s’est pas fait dépister, on utilise obligatoirement un préservatif. Car, lors de rapports anaux, les risques de transmission de l’hépatite B et du VIH sont aussi présents que durant un rapport vaginal, à cause des micro-lésions qui se créées pendant l’acte. Cela car le sang est donc directement en contact.

Autre erreur à ne pas commettre : on ne passe pas d’une pénétration anale à une pénétration vaginale. Et on ne passe pas de l’anus à la bouche ! Une sodomie, ça ne se passe pas comme dans un film pornographique. Il faut obligatoirement se laver et/ou changer de préservatif entre chaque rapport. En effet, les bactéries présentes dans le rectum ne doivent pas pénétrer le vagin, car cela peut créer des infections.

Octavien THIEBAUD

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