En Auvergne-Rhone-Alpes, 16% de la population masculine à des troubles érectiles selon l'IFOP ©gregoirenoally

Aujourd’hui, sept jeunes hommes sur dix sont concernés par les troubles érectiles. Un phénomène en hausse depuis quinze ans. Les écrans, le porno ou encore le poids de la société peuvent expliquer cette tendance.

Même en 2020, les troubles érectiles, le dysfonctionnement érectile, peu importe le nom qu’on lui donne, restent un sujet tabou. Et ce phénomène devient de plus en plus présent, notamment chez les jeunes. Ces dernières années on constate « une pression de plus en plus forte de la société sur la fonction sexuelle, sur le rôle d’être un homme, la masculinité, la virilité  » explique Damien Carnicelli, urologue. L’impact de la dépendance aux écrans joue sur la libido masculine, mais aussi l’omniprésence de la pornographie entraînent une pression sur la performance (50% des personnes interrogées selon l’étude « troubles de l’érection » menée par l’IFOP en 2019).

De plus, quatre jeunes de moins de 30 ans sur six ont remarqué un impact sur leur relation de couple, selon l’étude de l’IFOP. « Tu sais que ta copine a envie d’avoir des relations sexuelles, qu’elle a envie de faire l’amour, et pourtant, tu sais que tu ne pourras pas lui donner ce plaisir. Et là, on s’enfonce vraiment dans une spirale négative », témoigne Vincent, jeune homme de 22 ans ayant eu des troubles érectiles avec sa partenaire.

Pour sortir de ce cercle vicieux, le rôle de la partenaire est primordial. « Il ne faut pas qu’elle se braque. Il faut qu’elle reste naturelle, qu’elle continue de sourire et qu’elle profite de la situation. Je pense que ça permettra à son conjoint de se détendre et de passer à autre chose. » témoigne Emma, qui a connu plusieurs partenaires ayant eu des pannes.

Mickael ROBERT , Clément GRANON , Victoria PHILIPPE & Grégoire NOALLY

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