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Toutes les femmes peuvent être « fontaines ». L’éjaculation féminine existe. Aujourd’hui, Décomplexe by Iscpa vous propose de passer du mythe à la réalité concernant ces deux sujets, encore incompris et tabous aujourd’hui.

Désirées, moquées, souvent embarrassées, les femmes fontaines étaient incomprises il y a quelques années. Mais avec les progrès de la science, on en sait aujourd’hui bien plus sur la question.

Les femmes sont toutes fontaines

Tout d’abord, une femme fontaine est une femme qui, lors d’un rapport sexuel, libère une certaine quantité de liquide. Il y a encore quelque temps, les femmes elles-mêmes pensaient qu’il s’agissait de fuites urinaires. René Colombani, ancien gynécologue obstétricien, explique qu’« à l’époque, les femmes n’osaient pas en parler, elles avaient honte. Cette expulsion de liquide était vécue comme un handicap. On pensait donc que les femmes fontaines avaient des fuites urinaires. Elles subissaient donc des opérations pour régler ce problème mais bien sûr, le résultat était proche de zéro ».

Mais alors d’où vient ce liquide ? En 2014, deux chercheurs, Samuel Salama et Pierre Desvaux, ont démontré que, tout comme l’urine, il vient de la vessie. Comme l’urine toujours, ce liquide contient de l’urée, de la créatinine et de l’acide urique. Mais il est totalement « incolore et inodore », explique René Colombani. La quantité (parfois astronomique) de liquide expulsé s’explique par le fait que la vessie se remplit de liquide grâce à l’excitation et à l’effort physique du coït. Avec cette hypothèse, avancée par les chercheurs, on en déduit que toutes les femmes peuvent être des femmes fontaines, même si elles ne le savent pas, car, tout simplement, elles possèdent toutes une vessie.

L’éjaculation féminine

D’après le docteur Colombani, « les femmes ont aussi une forme d’éjaculation. Mais celle-ci n’est pas d’origine vaginale ou vulvaire ». Cette éjaculation serait possible grâce aux glandes de Skène, appelées aussi glandes para urétrales, qui se situent sur la partie basse de l’urètre. Ces glandes sont désignées comme « la prostate de l’homme ». Car la prostate sécrète le liquide séminal de l’homme. Pour la femme, c’est la même chose, mais en quantité moindre. Tellement moindre qu’il est indétectable lorsqu’il se mélange aux sécrétions vaginales lors du rapport sexuel. D’après les chercheurs, le liquide sécrété a les mêmes caractéristiques qu’un liquide prostatique masculin.  

Cette éjaculation féminine n’est pourtant pas observée chez toutes les femmes. Mais cela n’influe pas sur le plaisir sexuel. « On peut avoir une vie sexuelle totalement épanouie sans ce liquide, sans cette éjaculation féminine », explique René Colombani.

À l’origine, « une sorte de lâcher-prise »

Que vous puissiez, ou non, expulser du liquide lors de vos ébats ne change absolument rien au plaisir lors du rapport. Pour le docteur René Colombani, « il n’y a pas de corrélation entre un puissant orgasme et la femme fontaine. Un orgasme médiocre peut provoquer un énorme écoulement. Donc si ça ne coule pas à flot, ce n’est pas la faute du partenaire ». Selon lui, cette expulsion serait due à « l’excitation sexuelle ».

De plus, le médecin raconte que, selon les dires de ses patientes, pour devenir une femme fontaine, il faudrait « une sorte de lâcher-prise ».

Des réponses apparaissent donc afin d’expliquer toutes les formes que peut prendre le plaisir féminin. Malgré tout, il existe encore un grand manque d’informations sur ces sujets, que même les scientifiques peinent encore à comprendre.

Octavien THIEBAUD

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