Médicament

En France, un couple sur cinq est touché par l’infertilité. Mais heureusement, il existe de nombreux traitements et de règles hygiéno-diététiques pour lutter contre l’infertilité qui peuvent donc augmenter considérablement les chances pour un couple de devenir parents.

L’endométriose

Il existe deux traitements pour cette pathologie.

  • Un traitement chirurgical : l’opération chirurgicale se fait par cœlioscopie* pour enlever, s’il y en a, des kystes, les adhérences et autres nodules de tissus d’endométriose qui seraient présents. Il n’y a aucune ablation d’organes mais la chirurgie doit être complète pour éviter tout risque de récidive. Cette prise en charge permet de restaurer la fertilité des couples qui peuvent alors envisager d’avoir un enfant.

*Coelioscopie : Le chirurgien pratique une ou plusieurs petites incisions (quelques cm) de la paroi abdominale, puis insuffle du gaz carbonique par l’intermédiaire d’une aiguille ou d’un petit tube creux mis en place sous l’ombilic.

  • Un traitement par ultrasons : voici un court extrait d’une vidéo réalisée par France 3 Auvergne Rhône-Alpes à ce sujet :

  • Un traitement médical : lorsque la chirurgie n’est pas possible ou que la patiente ne souhaite pas être opérée, le traitement médical consiste à mettre au repos total les ovaires grâce à des progestatifs (des pilules oestro-progestatives). Il faut les prendre en continu par voie injectable. Cette prise en charge peut être suivie d’un procédé de fécondation in vitro. Attention, ne paniquez pas, la plupart des femmes atteintes d’endométriose arrivent à mener une grossesse à terme avec un suivi postnatal ensuite pour vérifier qu’une récidive ne se produise pas.

L’endométriose

Voici quelques questions au sujet de Endométriose 

Anomalies de l’ovulation

Pour soigner ces anomalies de l’ovulation qui sont la cause la plus fréquente de l’infertilité, des traitements médicamenteux de stimulation ovarienne peuvent être prescrits par un médecin et ces traitements doivent être médicalement suivis.

Les trompes de Fallope

Lors d’un bilan d’infertilité, cette possibilité est examinée. Pour cela, on pratique une hystérographie. C’est un examen radiologique avec un produit opacifiant permettant de voir les trompes et l’utérus. Les résultats sont immédiats et si cet examen a mauvaise réputation quant aux douleurs qu’il provoque dans les heures suivant l’examen, il est certes inconfortable mais parfaitement supportable lorsqu’il est réalisé par un gynécologue ou un radiologue.

Un utérus inhospitalier

Pour cette pathologie, le diagnostic se fait également par hystérographie (un examen radiologique avec un produit opacifiant permettant de voir les trompes et l’utérus. Les résultats sont immédiats).

La glaire cervicale

Un simple test permet de diagnostiquer si l’infertilité est due à la glaire cervicale, c’est le test post-coïtal de Hühner. Cet examen permet de vérifier si la glaire cervicale est perméable aux spermatozoïdes et donc si elle peut les transporter vers la cavité utérine : il s’agit d’un prélèvement vaginal réalisé en laboratoire dans les heures qui suivent un rapport sexuel dans lequel le médecin examine si les spermatozoïdes sont nombreux et bien mobiles. Si ce n’est pas le cas, il peut y avoir une incompatibilité « glaire/sperme » mais ce phénomène n’est pas irréversible et peut changer au cours des différents cycles et dans des cas d’incompatibilité permanente, des inséminations avec le sperme du conjoint peuvent être envisagées.

Kystes et fibromes

Plusieurs traitements existent pour soigner et éradiquer ces fibromes. Il existe des traitements médicaux (progestérone, analogues de la GnRh) ou encore chirurgicaux par embolisation du fibrome, ablation du fibrome (myomectomie) ou encore vraiment en dernier recours par ablation de l’utérus (hystérectomie).

Limiter son exposition face aux perturbateurs endocriniens

  • Privilégier la réalisation d’une alimentation « maison ». Éviter autant que possible les plats tout préparés.
  • L’utilisation des produits biologiques sont une alternative intéressante mais plus onéreuse.
  • Éviter de chauffer le plastique aux micro-ondes.
  • Limiter les produits d’entretien. Le vinaigre blanc et le jus de citron sont très efficaces et non polluants. Limiter également les désodorisants d’intérieur et parfums synthétiques.
  • Être attentif à la composition des cosmétiques. Opter pour des gammes sans parabènes, sans phtalates…

De la même manière, un choc psychologique peut provoquer des troubles de l’ovulation et la pratique intensive d’un sport à haut niveau peut bloquer également cette ovulation.

Un docteur pourra donc prodiguer des conseils hygiéno-diététiques simples à suivre. Il pourra préconiser des tests d’ovulation très simples à utiliser pour vérifier la régularité des cycles, associés à une mesure de la température et ainsi pouvoir déterminer la meilleure période propice à la fécondation. Enfin, une supplémentation en vitamine B9 (acide folique) est conseillée trois à quatre mois avant toute grossesse puis pendant toute la grossesse pour le bon déroulement de celle-ci.

Les traitements de l’infertilité masculine

Le spermogramme

L’examen majeur pour ces anomalies des spermatozoïdes est le spermogramme. C’est l’analyse du nombre de spermatozoïdes, leur mobilité, leur aspect. En cas d’anomalies détectées, une échographie des organes génitaux et une analyse génétique peuvent être demandées.

Le spermogramme est une analyse du sperme obtenu après masturbation au laboratoire d’analyses. On peut ainsi observer la mobilité des spermatozoïdes et les compter. Le sperme contient normalement entre quinze et 400 millions de spermatozoïdes. Il est primordial que 40% au moins des spermatozoïdes aient une morphologie normale : tête et flagelle bien en place.

Un auto test est désormais disponible

En général, si une anomalie est détectée sur le spermogramme, il est conseillé d’en refaire un, deux à trois mois après. Cependant, cet examen nécessitant une visite médicale reste très tabou et difficile pour l’homme qui y voit quelques fois un amalgame entre infertilité et virilité. Heureusement, un test à faire chez soi est disponible.

Cette article est en lien avec celui sur les causes de l’infertilité féminine et masculine.

Jean-Etienne CELLE

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