Image représentant l'aphrophobie

L’aphrophobie est définie par L’OBS comme une « crainte exagérée du désir sexuel ». Comment savoir que l’on est aphrophobe ? Comment se débarrasser de cette phobie ? Décomplexe by Iscpa vous explique tout ! 

L’aphrophobie est la peur du désir sexuel. Une pathologie touchant principalement les adolescents ou jeunes adultes n’ayant pas ou très peu d’expérience sexuelles. Il peut s’agir d’une phobie de son propre désir mais également de celui d’autrui. Certaines fois, la pathologie peut s’étendre à la phobie de la sexualité dans son ensemble

Les personnes souffrant d’aphrophobie refusent tout contact. Il peut aussi bien s’agir de baisers, de caresses, que d’une poignée de main. Des scènes de séduction dans un film peuvent également être insupportables pour la personne. Certains peuvent même être pris de crises d’angoisses, d’étourdissements, de vomissement, etc. 

À l’origine, un traumatisme

Cette peur est souvent liée à un abus vécu au cours de l’enfance ou de l’adolescence. Lors de cet abus, la personne peut avoir ressenti une excitation sexuelle. Le plaisir sexuel est donc inconsciemment associé à cet événement traumatisant. Le blocage ou la phobie apparaît alors afin de préserver le sujet d’un nouveau traumatisme. 

Un traumatisme visuel peut suffire pour déclencher l’aphrophobie. Des actes sexuels d’adultes dans la réalité ou à la télévision, la masturbation ou l’exhibitionnisme au regard d’un enfant peuvent déclencher chez lui une agression visuelle et ainsi la peur du désir sexuel. 

Enfin, l’aphrophobie peut se développer à la suite d’un traumatisme émotionnel. Pour exemple, une femme qui a été trompée par son mari (ou inversement) peut devenir aphrophobe. La principale source, sa colère face à la situation. 

Comment la soigner ? 

Les aphrophobes sont obligés de suivre une thérapie pour vaincre cette peur. Le but : accepter que l’on puisse éprouver du désir sexuel pour soi ou pour autrui, et que cela n’est pas dangereux. 

Lorsqu’il y a traumatisme, l’EMDR (Eye movement desensitization and reprocessing), une thérapie par stimulation sensorielle, peut également être une technique efficace. 

Certaines fois, l’alliance entre les deux approches peut être très bénéfique. 

Elisa BRUNEAU

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