chippendales

Le Bus Paradise est un établissement de strip-tease bien connu de la gente masculine lyonnaise. Mais ce vendredi, pour la première fois, le club organisait une soirée spéciale « filles » avec un show de chippendales. Décomplexe by ISCPA était sur place pour vous faire vivre cette soirée très caliente

Ce vendredi 24 janvier, le club de strip-tease Bus Paradise, situé à la Cité Internationale, organise sa toute première soirée chippendales. Au sein de l’établissement, les clientes s’amusent et sirotent leurs verres entres copines. Les danseurs font le tour de l’endroit, échangeant quelques mots charmeurs avec elles. L’ambiance est détendue, conviviale et propice à l’amusement. Les filles sont toutes apprêtées et les chippendales ne cachent pas leurs corps musclés, bronzés et tatoués. Matt, l’un des danseurs, confie « que la plupart des filles viennent ici pour leurs soirées retrouvailles. Elles rigolent, profitent de l’ambiance sexy grâce à ce genre de soirées privées ».

Au début de la soirée, on pouvait sentir une légère gêne venant des clientes. Certaines n’osaient pas échanger avec les danseurs. Mais plus la soirée avance et plus les jeunes femmes se débrident. Les danses s’enchaînent et presque chaque cliente de l’établissement a eu droit à sa performance.

Chaque danse vaut son prix

Alors que 22h sonne, les shows commencent. Ce soir, ce sont quatre danseurs qui offriront aux demoiselles du Bus Paradise un moment torride. C’est Aaron qui ouvre le spectacle, dans son costume de pompier. La musique démarre et le danseur, dans son rôle de soldat du feu, fait rapidement grimper la température alors qu’il soulève et fait virevolter sa cliente. Il sera rapidement suivi par son frère jumeau, Greg, déguisé en policier, par Kenzo, le militaire, avant de finir avec Matt, l’officier des forces spéciales et ses mouvements de danse hip-hop.

Pour cette soirée, Kenzo explique que chaque danse « publique », c’est-à-dire sur la scène et sous les regards de tous, « coûte 40€. Mais les filles peuvent également apprécier un show privé, dans un salon à part, où elles pourront toucher les danseurs, nus, autant qu’elles le souhaitent ». Elles pourront tout toucher sauf les parties génitales. Ce genre de prestation coûte le double d’une danse classique, soit 80€. D’après Matt, chippendale à plein temps, son métier lui rapporte « entre 250 et 1 000€ lors des très bonnes soirées ».

Une soirée entre amis

Ce qui frappe le plus dans cette soirée, c’est la bonne entente qui règne. Les garçons usent de leur charme pour vendre des danses mais une véritable entente se crée entre clientes et danseurs. Ces derniers se décrivent d’ailleurs comme « une bande de copains au travail comme à la vie ». Ici, pas question de se dénigrer ou de se tirer dans les pattes pour ramasser plus d’argent qu’un autre.

Et lorsque l’ambiance retombe, les danseurs peuvent compter sur leurs amis pour relancer la fête. Tout le monde crie, tout le monde rigole et s’amuse au son des musiques endiablées.

Être un chippendale

Lorsqu’on regarde les danseurs, on remarque tout de suite leurs similitudes. Chacun d’entre eux a un corps musclé et entretenu chaque jour à la salle de sport, un bronzage amélioré grâce aux UV et des tatouages sur tout le corps. Ils partagent également l’amour de la drague et de leur corps, n’hésitant pas à se balader nu, une serviette enroulée autour de la taille après leur show.

Le but est, selon Matt, « d’incarner un fantasme ». Le danseur confie tout de même qu’il faut « savoir évoluer et vivre avec son temps. Les costumes clichés de marins ou de capitaines de navires n’ont plus leur place ». Bien que les vêtements de policiers, de militaires ou de pompiers fassent partie du cliché collé aux chippendales, on peut remarquer certaines nouveautés comme le costume d’officier des forces spéciales américaines (SWAT) avec sa cagoule et son gilet pare-balles.

Le show des danseurs aura duré deux heures avant qu’ils ne laissent la place aux danseuses habituelles du Bus Paradise. Irina, la directrice artistique de l’établissement confie « vouloir faire de ces soirées filles un événement récurrent avec des danseurs intervenant une fois tous les mois ou mois et demi ».

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Octavien THIEBAUD

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