Pour des raisons propres à chacun, on a presque tous été sur des applications de rencontres au moins une fois. La tendance du swipe a séduit de nombreux utilisateurs, sachant qu’un Français sur quatre s’y est déjà inscrit. Voici un listing de quelques unes de ces applis.

Avant de voir la suite, nous avons interrogé des jeunes au sujet des applications de rencontres ouvertes à tous et non qu’aux hétérosexuels, voici leurs réponses :

Tinder, numéro un mondial

Vous en avez forcément déjà entendu parler. Vous vous êtes peut-être même déjà inscrit, par curiosité, ou à des fins plus sérieuses. Tinder, application de rencontres créée en 2012 permet de sélectionner l’orientation visée dans le périmètre et âge de votre choix (160km maximum et entre 18 et 100+ ans). La plateforme a longtemps proposé les seules options « Homme », « Femme » ou « Les deux » pour trouver son match. En gros, des options ouvertes aux hétéros, homosexuels et bisexuel(le)s. Mais depuis juin 2019 (mois des fiertés), d’autres orientations, non moins importantes ont été ajoutées : asexuel(le), demisexuel(le), pansexuel(le), queer et « en questionnement ». Parmi ces propositions, l’utilisateur peut sélectionner trois options et trouver le profil idéal. Étant l‘application de rencontres numéro un mondial, Tinder a pu s’imposer parmi les applications de rencontres voisines qui, elles, sont spécialement destinées à la communauté ou à certains membres LGBTQI+, comme Grindr

Cette nouveauté sur Tinder satisfait Juliette, jeune étudiante de 22 ans et pansexuelle. « Je pense que c’est bien d’inclure toutes les orientations sexuelles. Ça reste quelque chose de privé alors commencer par expliquer à une personne son orientation sexuelle ça en devient vite gênant et chiant. C’est une avancée pour ces nouvelles orientations sexuelles qui ne sont pas souvent connues. » Inscrite depuis trois ans, Juliette y est pour rencontrer des personnes autres que celles de son école. « Quand je suis arrivée à Lyon, je ne connaissais personne, donc Tinder permet de parler et rencontrer d’autres personnes. » Et ce, sans forcément amener l’aspect sexuel.

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Grindr, de l’appli de rencontres à la prostitution

Après Tinder, on parle ici de l’application numéro un mondiale, mais cette fois en termes de rencontres exclusivement pour les hommes homosexuels, bisexuels et transgenres (voir lexique). Grindr, créée en 2009, est plutôt axée sur les rencontres rapides et à but sexuel. C’est pourquoi seules les personnes s’étant connectées récemment, et se situant le plus proche de chez vous s’afficheront sur votre page d’accueil. De quoi permettre à l’utilisateur de trouver quelqu’un…dans la minute ! Vous pouvez alors engager la conversation avec un ou plusieurs des profils affichés, ou leur envoyer une notification pour qu’ils le fassent, pour les plus timides.

Alexandre, 20 ans, est gay et connaît Grindr depuis environ deux ans. Selon lui, « Le problème c’est que Grindr, c’est une appli juste là pour baiser. Personne ne cherche une rencontre, à aller boire un verre. Le premier message que tu reçois c’est toujours un nude, pas de « Salut, ça va ? ». C’est pas une appli qui me correspond, je préfère Tinder ». Il précise d’ailleurs que les critères les plus fréquemment remplis sont ceux des rôles sexuels (passif, actif, versatile), « Donc on est plutôt passé d’une application de rencontres à un baisodrome »

Plusieurs utilisateurs proposent d’ailleurs des services de prostitution ou d’escorting sur Grindr. Alexandre témoigne : « J’ai reçu le message d’un mec de 50 ans qui me proposait une relation tarifée, du genre si j’accepterais de me faire ligoter chez lui à son radiateur pendant trois jours pour 300€ ».

Il retient cependant un avantage sur la plateforme, celui d’être en contact avec sa communauté, en voyant toutes les personnes les plus proches de chez lui, et éventuellement y avoir certaines conversations lorsque les intérêts sont les mêmes.

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Her, le girl power des rencontres

Cette application est moins connue que les deux premières. Mais ce sont quand même environ quatre millions d’utilisatrices au monde qui sont sur cette plateforme. Oui utilisatrices, car Her est destinée aux femmes lesbiennes, queer, transgenres, non binaires, bisexuelles, asexuelles, etc. Toute jeune, l’application est accessible en France depuis juin 2018. Le principe est simple : on s’inscrit, on autorise la géolocalisation, quelques photos sympas de vous sur votre profil et le tour est joué. Une trentaine de choix de genre sont proposés, de même pour l’orientation sexuelle. De quoi se démarquer de Tinder et Grindr. Il est également possible d’y suivre un fil d’actualité sur des thématiques de votre choix (sport, musique, art, etc.). Ou encore publier et apparaître sur le fil d’actualité des autres membres de la communauté pour lancer un débat par exemple, et peut-être même aboutir à une rencontre en face à face. 

Swipe à droite, un like, swipe à gauche, un dislike, et en cas de match, la discussion peut se faire. Mais sur cette application-là, la phase de discussion est très importante. Il y a 100 fois plus de messages qui sont envoyés sur Her que sur Grindr avant une première rencontre physique. 

Nous n’avons malheureusement pas pu recueillir de témoignage concernant cette application, mais si vous êtes, ou avez été inscrit(e), n’hésitez pas à nous en parler en commentaire !

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Taimi, « c’est mieux pour la communauté LGBT »

En France, c’est le petit nouveau parmi les applications de rencontres. Depuis juin 2019, Taimi est l’application destinée à toute la communauté LGBTQI+, avec plus de trois millions d’utilisateurs dans le monde. Il est possible de partager des posts, des stories, créer des groupes et même suivre des influenceurs de la communauté.

Tout comme Tinder et Her, il y a ce système de balayage de profils selon les critères, avec géolocalisation pour obtenir des matches. Après quoi il est possible de discuter, à travers des messages, des vidéos ou des photos.

Pour Lilian, 18 ans, Taimi se démarque des autres applications de rencontres. « C’est mieux pour la communauté LGBT. En tant que mec trans, je suis plus accepté ici que sur Tinder, où je suis obligé de préciser. Beaucoup de gens ne sont pas informés et quand je lance « Au fait je suis trans », ils pensent direct que je suis une femme trans, donc l’inverse. Ici il y a de tout, trans, cis, switch, c’est assez cool. »

Les mauvaises expériences arrivent également, surtout avec les « cisgays » (homme cisgenre gay). Il dénonce : « Ils n’ont aucune gêne, c’est souvent que du cul et des questions ultra déplacées. Mais je ne parle quasiment qu’à des filles, alors j’ai pas trop ce problème-là ». Vivant à Lorient, il n’a fait qu’une rencontre en trois mois. « J’ai rencontré une fille IRL (dans la vraie vie) et c’était pour parler de transidentité (voir témoignagne vidéo), comme son copain est trans aussi. Ça s’est bien passé, on a bu quelques verres. »

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Ces quatre plateformes sont gratuites d’accès, mais il existe des fonctionnalités payantes.

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Valika ROBERT

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