Le fétichisme est une forme de paraphilie.

Même dans la sexualité, la loi impose des règles pour limiter les dérives. Pourtant, nous avons tous des fantasmes et une imagination plus ou moins débordante. Que ce soit pour inventer des scénarios à faire en couple, ou à plusieurs. Avec des accessoires ou non. Tant qu’il y a consentement, le champ des possibles reste ouvert…jusqu’à ce que ces pratiques sexuelles deviennent illégales.

La pratique a beau rester privée, il ne faut pas tomber dans la perversion, le délit, ou l’agression. L’attirance pour les pratiques sexuelles déviantes s’appelle la paraphilie.

Paraphilie et trouble paraphilique

La paraphilie est l’expression d’un désir répété pour des pratiques sexuelles dites déviantes. Elle regroupe les différentes séxualités par rapport aux objets des fantasmes (comme la pédophilie avec les enfants), ou l’objectif du fantasme (ressentir de la douleur pour le masochisme par exemple).

Le trouble paraphilique par contre, est un trouble mental. La nuance se fait lorsque que ces comportements paraphiles vont entraîner une perturbation sur l’activité de l’individu dans sa vie sexuelle, souvent à cause des jugements et des rejets. Selon le MSD, les personnes peuvent se sentir négligées ou inutiles dans la relation à cause de leur pratique.

Le Manuel Diagnostique et Statistique des troubles mentaux, ou DSM, liste huit pratiques: le fétichisme, le transvestisme, le masochisme et le sadisme sexuel, mais aussi le frotteurisme, l’exhibitionnisme, le voyeurisme et la pédophilie qui elles sont illégales.

Les derniers cas sont des crimes sexuels. Ce sont des comportements qui peuvent avoir un résultat destructeur sur la victime. Ces paraphilies sont pour beaucoup accompagnées du fait que la personne est non-consentante.

L’illégalité

Le frotteurisme se définit comme l’excitation sexuelle par le frottement contre une personne qui n’est pas consentante, le tout dans un lieu public, notamment les transports en commun. Le frotteurisme est une forme d’agression sexuelle, et est passible d’une peine de cinq ans de prison et 75 000€ d’amende.

Le voyeuriste est une personne qui ressent du plaisir à observer d’autres individus à leur insu dans leur sphère privée, et plus particulièrement dans des moments intimes comme des ébats amoureux ou la douche. L’upskirting, pratique qui consiste à soulever la jupe des filles, ou de prendre une photo par dessous, ou le revenge porn, font aussi parti du délit de voyeurisme. En France, c’est une atteinte à la vie privée, et les peines peuvent aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 30.000 € d’amende.

L’exhibitionnisme consiste à trouver de l’excitation dans le fait d’exhiber son corps et surtout ses parties sexuelles dans un endroit public. Cette paraphilie peut être issue d’une condition, l’apodysophilie. C’est le fait de se dénuder totalement dans n’importe quel endroit. Pour une personne atteinte, c’est un moyen de montrer qu’ils existent. Dans la législation française, c’est un crime d’exhibition sexuelle et d’outrage public à la pudeur. L’acte est répréhensible d’une peine d’un an de prison et 15 000€ d’amende.

La pédophilie inclue les adolescents et adultes éprouvant une attirance sexuelle pour les enfants prépubères. Dans la loi, toute personne n’ayant pas la majorité sexuelle (établie à quinze ans) ne peut pas être consentante. La pédophilie englobe aussi bien la pédopornographie que les abus sexuels sur mineurs. Le terme pédophilie n’apparait d’ailleurs pas dans la loi française. Pour ces crimes, les peines de prison vont de trois à dix ans.

Antoine BCHINI

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