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Être victime d’agressions sexuelles est une expérience traumatisante et peut aussi bien toucher les hommes que les femmes. Mais chacun a sa manière de réagir : déni, oubli et acceptation. C’est ensuite un long processus de reconstruction que chacun n’aborde pas de la même façon.

Les agressions sexuelles touchent de nombreuses personnes. Selon un sondage Odoxa, 53% des Françaises, contre seulement 4% des hommes, disent avoir été victimes d’agressions sexuelles et/ou de harcèlement sexuel. Des chiffres à mettre en perspective quand on sait que le tabou de l’agression sexuelle est beaucoup plus fort chez ces messieurs.

Ils sont venus briser les tabous à visage découvert

Pour libérer la parole, Dimitri, Julien, Kenza, Clara et Sol ont accepté de raconter ce qu’ils ont vécu pour briser les tabous. Entre dépression, autodestruction, et culpabilité, ils sont tous passés par un long travail personnel.  

« J’ai jamais vraiment ressenti de haine, j’ai senti de la colère, de la culpabilité aussi au début, et juste un état de vide en fait« , explique Sol. Des parcours de vie et des phénomènes psychologiques analysés par Annelise Guinet, sexothérapeute qui accompagne les victimes. 

Mais alors quelles sont les différences entre agression et harcèlement sexuel ? Une agression sexuelle est une atteinte sexuelle commise sur une personne majeure ou un mineur. Il y a en général des attouchements sexuels, des main aux fesses, un baiser forcé voire un viol. Il y a donc forcément un contact physique. Alors que le harcèlement, c’est plutôt des propos déplacés, dégradants, des insultes à connotation sexuelle et/ou propositions sexuelles…

Pour rappel, la loi dit que les violences sexuelles portent atteinte aux droits fondamentaux d’une personne et notamment à son intégrité physique et psychologique. Commettre une agression sexuelle est passible de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende. La peine peut monter jusqu’à sept ans en cas de circonstances aggravantes. Et jusqu’à quinze ans en cas viol. Pour les victimes de violences sexuelles, il est possible d’appeler la police nationale ou de nombreux numéros vert.

Victoria Philippe, Clément Granon, Mickaël Robert, Grégoire Noally et Matéo Dufour

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