les dessin animés aussi parlent de sexe

Des dessins animés qui abordent la sexualité plus ou moins implicitement, ce n’est pas rare. Nous avons tous déjà vu une fois les fameuses images subliminales dans les Walt Disney. Des dessins animés bon enfant qui prennent une autre tournure avec le recul, parfois même limites quand on connait le public visé.

Depuis les premiers dessins animés, les ambiances douteuses voire coquines ont eu leur place. Il y a même des cas où la sexualité est clairement abordée dans le dessin animé. Peu importe pour quel public ils sont destinés, que ce soit par des allusions plus ou moins précises, le design des personnages ou autre, dans une grande majorité de séries, des situations peuvent prêter à confusion.

Pas un phénomène nouveau

Les allusions sexuelles dans les dessins animés, ce n’est pas nouveau, loin de là. Déjà dans les années 1980, on trouvait des séries avec des ambiances très distinguées. L’exemple le plus connu de cette époque est sans doute Musclor, les maîtres de l’univers. Dans cette série, la plupart des personnages sont en petite tenue. Pour se transformer en Musclor, le personnage principal, Adam se met…en slip.

La transofrmation d'Adam

Tous les designs de la série laissent planer cette ambiance très spéciale. Les personnages sont tous très musclés et peu vêtus, ce qui donne cet aspect sous-jacent très sexuel. Sans compter certains noms de personnages, notamment Fisto. Rien que ça.

Des allusions bien cachées

Dans Freakazoid, un dessin animé de la fin des années 1990, la question de l’homosexualité et du mariage est traitée de manière très brève. Sous couvert de « trop aimer la viande » (« I like meat too much », en version originale), le commissaire Cosgrove ne peut pas se marier, ce qui provoque une incompréhension du héros éponyme. Elle joue sur le quiproquo entre le fait de manger de la viande au sens littéral et parler de l’acte de fellation. (Le rappeur Eminem joue avec cette même expression dans sa chanson The Ringer en parlant de « flesh« , littéralement la chair).

D’autres dessins animés abordent l’adolescence, la question de la découverte de soi et du corps de l’autre. Steven universe, une série de 2013, Gravity Falls (2012) ou encore Ed, Edd et Eddy (1999), autant d’exemples pour autant d’époques différentes. Dans certains épisodes, on y retrouve des passages assez explicites sur la sexualité.

Que ce soit une référence aux recherches internet de Dipper, le personnage principal de Gravity Falls : « Cette pièce est très bizarre. Pas aussi bizarre que l’historique internet de Dipper »

…Ou aux magazines « sexy » dans Ed, Edd et Eddy, avec ici un jeu de mots entre « chick » qui veut dire « jeune fille ». Dans la série, on aperçoit souvent le bunker d’Eddy qui se trouve sous son lit. On y voit notamment des magazines et des mouchoirs usagés.

La facilité pour aborder des sujets

Les allusions à l’exploration du corps et de la sexualité sont nombreuses. Elles se cachent souvent au travers de petites références ou autres jeux de mots. Il ne faut pas oublier que ces dessins animés sont pour un public jeune, et que la censure des chaines de télévisions peut vite tomber. Si beaucoup de contenus sont en anglais, c’est parce que beaucoup de ces allusions ne passent pas les frontières de la traduction.

Les dessins animés et les séries restent un bon moyen d’aborder des thèmes sensibles avec un public jeune. Par ailleurs, la vie sexuelle des personnages est un mystère qui intéresse beaucoup de personnes. Finalement, la liaison entre les deux univers n’est pas si farfelue. Beaucoup de dessins animés sont pour des publics plus avertis, comme les adolescents. Des séries volontairement trashs et vulgaires, qui servent avant tout à critiquer et dédramatiser certaines choses.

Antoine BCHINI

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