Interdits en France depuis maintenant 1946, les maisons closes, bordels ou vitrines ne le sont pourtant pas dans tous les pays d’Europe. Que ce soit en Suisse, en Allemagne ou aux Pays-Bas, la prostitution y est légale et surtout encadrée. Partons à Amsterdam pour voir ce qu’il se passe dans ce milieu étonnant.

Oubliez tout ce que vous pensez de la prostitution. Pour notre histoire, allons à Amsterdam et plus particulièrement dans le célèbre Quartier Rouge, également appelé « De Wallen ». Certes, l’endroit est prisé pour ses bâtiments magnifiques et historiques. Mais il l’est également pour ses coffee-shops, ses attrapes-touristes et ses vitrines rouges où sont « entreposées » ou « exposées » les prostituées.

C’est un lieu extrêmement fréquenté, notamment la nuit. Le lieu du « vice contrôlé » si l’on peut dire. Pour ce qui est des vitrines, ce que l’on voit le plus souvent, ce sont deux ou trois femmes en string et soutien-gorge derrière des vitrines. Bien que la prostitution soit légale à Amsterdam, il faut faire attention. Effectivement, il existe beaucoup d’arnaques et les moyens pour vous faire payer toujours plus ne manquent pas. Le tarif standard dans les vitrines est généralement de 50€ (avec fellation et pénétration).

Une atmosphère particulière

Si pour un jeune, aller dans un bordel peut sembler « cool », la réalité du lieu est parfois bien différente. Il faut comprendre que le quartier, bien qu’étant petit, contient un certain nombre de vitrines et maisons closes. Il vous est possible de trouver des femmes de tous les styles. Des jeunes, des vieilles et souvent issues de toutes les origines différentes…

La nuance entre les maisons closes et les vitrines réside surtout dans le lieu où vous vous rendrez avec la prostituée que vous aurez choisie. En effet, si dans les maisons closes, des chambres sont disponibles, dans les vitrines, vous vous retrouvez dans une sorte de cabine d’environ 8m².

Ici, nous parlerons notamment des vitrines, ces dernières étant beaucoup plus glauques que les maisons closes. L’ambiance y est vraiment particulière. Vous vous retrouvez face à plusieurs filles qui vous aguichent de manière assez insistante. Une fois votre prostituée choisie (le choix est assez large), vous rentrez dans la vitrine et c’est à ce moment-là que le malaise arrive.

La prostitution a-t-elle encore sa place en 2020 ?

Si le lieu extérieur semblait être glauque et bizarre, l’intérieur est quant à lui oppressant. Dans la pièce, un simple lit double avec un drap qui semble plus ou moins propre. Il y a aussi une sorte de bol avec des préservatifs. Vous ne pouvez pas prendre les vôtres. Si la totalité du rapport a duré 20 minutes, le temps semblait si long. Pas de plaisir, ni même un bruit… Juste une « sorte » de rapport sexuel dans une cabine triste et glauque.

Et c’est sortant de ce lieu que l’on se pose une vraie question : la prostitution doit-elle être interdite ? Si en France elle est plus ou moins tolérée, la plupart des prostituées sont étrangères. À Amsterdam, c’est exactement la même chose. Ce n’est pas parce qu’une activité est légale que les personnes que l’on engage pour ce métier n’y sont pas obligées.

Bien que ce débat soit complexe, les conditions dans lesquelles travaillent ces femmes, notamment à l’intérieur des vitrines, posent de nombreuses questions. Néanmoins, ces fameuses vitrines représentent une petite partie de la prostitution d’Amsterdam (et des Pays-Bas en général). Les maisons closes et autres sex clubs sont majoritaires dans le pays. Pour autant, les tarifs y sont plus élevés mais le confort largement plus présent.

Après, qui peut savoir de quoi sera fait le futur pour le plus vieux métier du monde… En ce qui concerne la loi, les pays sont parfois très éloignés les uns des autres.

Denis LAGOUY

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