BDSM

Depuis la sortie de la trilogie 50 nuances de grey, le BDSM s’est démocratisé. Vous avez déjà tous entendu ce mot au moins une fois dans votre vie. Mais savez-vous ce que cet acronyme veut dire ? Quelles sont les pratiques ? Voici un article pour répondre à ces questions.

C’est un ensemble de pratiques sexuelles non-conventionnelles. Plus particulièrement, une forme de sexualité codifiée tournant autour de la domination, la soumission, le sadisme ou encore le masochisme. Attention, la rédaction tient à préciser que le BDSM est consensuel. Les personnes pratiquantes qui se font ligoter, dominer ou encore soumettre le font volontairement. C’est une manière de prendre du plaisir. Cependant, le BDSM n’est pas très bien vu dans la société car il est souvent perçu comme une sorte de « violence conjugale érotisée ».

Pourquoi les lettres BDSM ?

Que veulent dire les lettres BDSM ? Eh bien figurez-vous que l’acronyme n’est pas choisi par hasard. Les lettres B et D font référence à Bondage et Discipline. Le bondage est le fait d’attacher ou de restreindre les mouvements par le ligotage avec des cordes, des menottes, un corset, une combinaison en latex, une cage ou encore un sac d’enfermement. La discipline fait quant à elle référence au fait d’obéir à son maître ou à son dominant. Si le soumis désobéit (verbalement, physiquement ou encore psychologiquement), il sera puni. Cette punition est souvent prédéterminée entre les deux parties. On peut être flagellé, frappé, privé de sexe. L’interdiction de se masturber pendant une semaine ou l’obligation de porter une ceinture de chasteté sont également d’autres punitions…

Dominant/Soumis

Les lettres D et S font référence à la relation dominant/soumis. Cette dernière est très particulière. C’est grâce à un contrat écrit ou oral que les deux personnes peuvent pratiquer le BDSM. Ils énoncent leurs besoins, leurs désirs et leurs limites. Toutefois, contrairement à ce qu’on pourrait croire, la personne soumise a le pouvoir de mettre fin à l’acte grâce à un mot de passe. La relation dominant/soumis est très souvent basée sur la confiance puisque chacun va tester ses limites. Cette relation peut être destructrice si elle est mal comprise et si les bases sont fragiles. Le BDSM peut affecter la vie de certaines personnes.

Le S et le M pour finir. Cela fait référence au sadomasochisme. Dans le BDSM, la douleur est l’outil qui décuple le plaisir. Parfois, il peut même vous mener jusqu’à l’orgasme. La douleur est très recherchée dans ces pratiques. Que ce soit pour punir un soumis ou pour lui procurer du plaisir, la douleur est utilisée pour renforcer la relation entre le dominant et le soumis. Au niveau scientifique, la douleur crée de l’endorphine et de l’adrénaline.

Que recherche-t-on dans le BDSM ?

Contrairement à ce que l’on croit, les rôles peuvent s’échanger dans le BDSM. Le dominant n’est pas forcé de l’être tout le temps et inversement. L’échange des rôles renforce l’aspect ludique et permet de vivre encore plus intensément sa sexualité.

Pour les adeptes du BDSM, la domination, la soumission et les jeux autour de la douleur (exquise et espérée), procurent une incroyable excitation. L’impression d’être totalement à la merci de l’autre ou, au contraire, de tenir le partenaire est une sensation incomparable. Les nombreuses personnes qui se font dominer dans ces relations sexuelles cherchent aussi un moyen de lâcher prise, de décompresser et de s’abandonner à l’autre.

Où pratiquer ?

Il peut se pratiquer à la maison, entre adultes consentants bien évidemment. Parfois, certaines personnes vont se créer un donjon. C’est le nom que l’on donne à ces salles. Elles comportent tous les jouets et instruments pour se faire du bien. Le BDSM se pratique aussi lors de soirées plus libertines. Mais attention, même si elles paraissent très ouvertes, elles restent malgré tout très sélectives et surtout sécurisées. En effet, il y a des agents pour vérifier que les règles sont bien respectées. Régulièrement, elles sont régies par un code vestimentaire et le consentement est obligatoire. Ceux qui jugent la nationalité, le genre, le sexe ou encore l’orientation sexuelle n’ont pas leur place dans ces soirées.

Quatre accessoires pour débuter le BDSM

Les menottes

C’est un accessoire de base. Il permet au dominant de réduire le soumis à l’impuissance. Il est alors à la merci de son maître. Vous pouvez utiliser d’authentiques menottes, ou bien celles en fourrure. Elles peuvent également se porter aux chevilles.

La ceinture de chasteté

Le but est simple : interdire au soumis de se masturber. Elle a été inventée par François de Carrare, au XVème siècle. Aujourd’hui, les ceintures de chasteté sont souvent en plastique et transparentes.

Le collier

C’est un accessoire qui symbolise l’appartenance à son maître. Il donne un sens à la posture du soumis. Souvent, ce sont des colliers en cuir, en latex mais vous pouvez aussi utiliser un collier pour chien. Le plus important avec cet accessoire est de ne pas trop le serrer. Le soumis doit tout de même pouvoir respirer facilement.

Le bandeau

Pour créer le mystère et faire monter l’excitation, rien de mieux que l’effet de surprise. Bandez les yeux de votre partenaire. Un simple foulard ou bandeau d’avion peut faire l’affaire mais osez la soie ou le cuir.

S’il faut retenir une chose de cet article, c’est bien le consentement. Même si ce sont des pratiques sexuelles non-conventionnelles, le consentement est obligatoire.

Jean Etienne CELLE

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