addiction sexe

Certaines personnes ont un besoin de sexe plus important que les autres. Cela peut très vite devenir problématique une fois qu’on ne peut plus se passer de cette activité. L’addiction au sexe, à la pornographie ou encore au sentiment amoureux est un handicap comme les autres. Il peut conduire à des dérives.

Il n’y a pas vraiment de limite pour définir une addiction au sexe. C’est surtout au niveau de la dépendance et de la récurrence de l’acte, le recours régulier au sexe en ligne avec les sites de rencontres, les webcams, et/ou les clubs de strip-tease ou les backrooms. Cette maladie est prise très au sérieux à cause des dérives potentielles et des dégâts qu’elle peut occasionner sur le patient.

Don Juan, premier addict ?

Et si Don Juan était un addict au sexe ? En effet, dans la pièce de Molière, Don Juan a pour but de séduire le plus de femmes à la cour du Roi. C’est de ce chef-d’oeuvre qu’est dérivé le nom « Donjuanisme » pour parler d’une certaine forme d’addiction au sexe et à l’amour. Le donjuanisme consiste à accumuler le plus de conquêtes et relations, sans forcément ressentir quoi que ce soit. Un seul but : séduire coûte que coûte.

Cette définition fait partie de l’hypersexualité, qui regroupe d’autres pathologies comme la nymphomanie chez les femmes, ou la satyriasis chez l’homme. L’hypersexualité se traduit par des pensées obnubilées par le sexe et le plaisir qui s’en dégage.

Un mal assez courant

La considération de cette pathologie rencontre de nombreux problèmes car les idées reçues à son égard empêchent sa classification dans le domaine des maladies. Si les hommes parlent souvent de ce problème, les femmes le font que très rarement. Dans une interview accordée à Santé magazine, le docteur Sylvain Mimoun, gynécologue et membre du comité scientifique de Santé magazine, indique que généralement, les femmes consultent moins rapidement : « soit son partenaire arrive à tenir le rythme […] soit il abandonne tout de suite. »

L’addiction à l’amour

Il peut y avoir ce que l’on appelle des dépendances ou des addictions à l’amour. Les études à ce sujet s’entendent sur le fait que cette addiction provoque des effets similaires à de la drogue. L’addicte en question reçoit une quantité importante de dopamine lorsque les sentiments amoureux arrivent. Dès que l’instant se termine, il peut plonger dans une phase dépressive.

Certaines personnes sont dépendantes de la phase amoureuse et euphorique qu’on peut trouver au début d’une relation. Mais à la fin de ce moment, l’individu touché va se chercher et essayer de retomber amoureux. La faute à une très grande sensation de manque.

Comment traiter le problème

Les premiers interlocuteurs vers qui se tourner sont nombreux et variés : gynécologue, urologue, médecin, psychiatre… Tous ces professionnels sont à l’écoute. Généralement, une thérapie cognitivo-comportementale va jouer sur la pensée et le comportement du patient. En réel cas de besoin, la pharmacie peut également fournir des antidépresseurs.

Antoine BCHINI

Laisser un commentaire