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Le coming-out est un exercice difficile pour les jeunes. Mais l’exercice de la révélation a évolué au fil des années. Entre libération de la parole et des mentalités, faire son coming-out en 2020, ce n’est pas la même affaire. Même si cela reste une appréhension pour certains.

Mai 2013. La loi Taubira est adoptée en France, c’est le mariage pour tous. Elle permet aux personnes de même sexe de se marier. Une avancée majeure pour la cause homosexuelle. Il est donc très loin (ou pas tant que ça), le temps où l’homosexualité était pénalisée et considérée comme une maladie mentale…

Une évolution sur une trentaine d’années favorisée par la libération de la parole, au travers par exemple des nombreuses gay prides. La société s’est donc petit à petit ouverte à la cause LGBT. Ce progrès des mentalités concerne directement la communauté homosexuelle leur permettant de s’assumer plus librement en public. « L’homosexuel n’est plus au centre des préoccupations, aujourd’hui le focus est plus sur la pédophilie ou MeToo« , estime Martin Teboul, sexothérapeute.

Un coming-out facilité

Autrefois une réelle épreuve, le coming-out se désacralise petit à petit. « J’avais peur de la réaction de mes parents à l’époque« , raconte Annick, lesbienne de 46 ans. Pour rester dans la « norme« , elle fréquentait un garçon avant de s’établir définitivement avec des femmes. La notion de « norme » est aujourd’hui moins présente et laisse plus de libertés aux jeunes.

Eric, Jeanne et Sixtine sont jeunes. Ils ont fait leur coming-out récemment avec des réactions de leurs proches plus ou moins bonnes. Cela reste donc une appréhension pour certains. Selon eux, le coming-out, auparavant indispensable, n’est plus forcément un passage obligatoire.

Grégoire NOALLY, Mickaël ROBERT, Matéo DUFOUR, Victoria PHILIPPE et Clément GRANON

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